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Le vieux lavoir le 19 juin 2003
Il est sur la rivière qui court en bas de chez moi, un vieux lavoir,

que les siècles n'ont pas réussi à faire crouler.
J'aime la quiétude et la fraîcheur de ce lieu,

où les pierres moussues ont chacune une histoire à raconter.
En fermant les yeux, j'entends comme un chant,

celui de l'eau ou celui des lavandières qui en fait n'ont pas disparu,

mais sont en nous.
Et les voix de femmes, chacune plus chantante et plus hautes, les une que les autres, montent dans l'azur,

tournent et se perdent dans l'horizon de la colline.
Les cuviers en bois sont posés là sur le bord de l'onde, regorgeant de linges de toile et de lin ; les jupes sont retroussées sur des formes dignes des déesses de l'Olympe et les gorges au soleil offertes appellent le regard et l'envie des hommes.
Dans l'intimité des pierres, un petit oiseau Hochequeue,

surnommé ici Lavandière à cause des battements incessants de sa longue queue, qui rappelle le tapageur mouvement des battoirs, garde jalousement ce sanctuaire.
Je peux même, en m'appuyant sur les piliers de bois,

sentir encore l'odeur âcre de la cendre de bois qui servait de lessive aux femmes,

ravies par tant de compagnie et de joyeux commérages.
Pittoresque monument où j'aime un instant me reposer,

le bruit le l'eau sur les pierres apaise mon esprit,

qui vagabonde ainsi au fil des ans, au fil de mes rêves..
Le lierre et la mousse, gardent au vieux lavoir son secret

enfouissement et seuls les initiés savent trouver encore,

ce lieu secret où j'aimerais vous inviter pour un moment d'intimité,

afin de vous faire oublier vos tristes machines à laver.
Pensées au fil de l’eau
 UN joli texte ,d'un monsieur qui écrit d'autres  poésies...Stroumpfgrognon.

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